Accueil > Chimie
L’industrie chimique européenne consomme à elle seule près de 20 % de l’énergie industrielle, dont plus de la moitié sous forme de chaleur issue de sources fossiles. (Source : Techniques de l’ingénieur)
À l’horizon 2030, le secteur s’est engagé dans une réduction de 39 à 49 % de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2015 (Source : Direction général des entreprises). Ces objectifs impliquent des progrès majeurs dans plusieurs domaines : l’efficacité énergétique des procédés, l’électrification des usages thermiques, la maîtrise fine des réactions et le développement de technologies de rupture compatibles avec des exigences industrielles élevées.

L’industrie chimique fait face à des enjeux thermiques majeurs, étroitement liés à la nature même de ses procédés. Plus de 60 % des émissions de CO₂ du secteur proviennent encore de la production de chaleur nécessaire aux réactions chimiques, majoritairement assurée par des combustibles fossiles (Source : Direction général des entreprises). Dans un contexte de décarbonation, l’enjeu pour la chimie européenne est de se détacher progressivement des sources d’énergie carbonées.
Cette transition passe nécessairement par l’électrification des procédés thermiques, au sein de laquelle plusieurs solutions technologiques peuvent être envisagées, dont l’intégration du chauffage par induction.
Les procédés chimiques catalytiques hétérogènes reposent, dans la majorité des applications industrielles, sur des systèmes de chauffage indirects, assurant l’apport et la régulation de la chaleur par les parois des réacteurs ou par des fluides caloporteurs. Ces architectures se caractérisent par une inertie thermique élevée et par l’apparition de gradients de température complexes à maîtriser, en particulier dans le cas de réactions fortement endothermiques ou exothermiques. L’apport de chaleur à l’échelle globale du réacteur, plutôt qu’au plus près des sites réactionnels, peut entraîner des pertes énergétiques significatives.
Dans certains procédés chimiques catalytiques, le chauffage par induction permet de générer la chaleur directement au sein du lit catalytique, sans chauffer l’ensemble du réacteur.
Pour accompagner la transition énergétique de la chimie, le chauffage par induction constitue une solution technologique différenciante à forte valeur ajoutée.
Cette approche repose sur la génération de chaleur grâce à nos systèmes en fil de litz, permettant un pilotage précis, rapide et hyper-localisé de la température.
Comparée aux systèmes conventionnels, l’induction permet de réduire significativement l’inertie thermique, les pertes énergétiques et les temps de démarrage, tout en améliorant l’homogénéité thermique et la stabilité des réactions.
À travers sa marque IS Process, AET Group joue un rôle clé dans le développement et l’industrialisation du chauffage par induction appliqué aux procédés chimiques. Engagée dans des collaborations de recherche avec des laboratoires académiques, IS Process a développé, au fil des années, une expertise complète et disruptive dans les systèmes d’induction dédiés au génie des procédés.
Cette expertise permet aujourd’hui au groupe de contribuer activement à l’émergence de procédés chimiques bas carbone.